09.05.2008
Les Ironies de POULILI
Aoh non, les filles! je sais que c'est pas les plus neuves de ses oeuvres, mais nous, sur MNW, Poulili on adooooooooooore.
ben quoi.
on peut allier l'art et la manière d'en faire son lot commun. c't enfaaantin.
nnnnn'alors, voici le dernier tiercé gagnant selon les pornostickers de MNW.
ironie #18

indice initiatique : esclavage.
La vision de Tante May :
Alain Peyrefitte, je crois, titra naguère un ouvrage en ces termes "Quand la Chine s'éveillera... (le monde tremblera)".
vous savez combien de temps ça dort un Chinois ?
ironie #14
indice initiatique : 2 choix s'offrent à toi.
La vision de Tante May :
" - Face du cul!
- Tête de pine! "
j'ai toujoooours préféré aux copains, les copines.
ironie #23
indice initiatique : karaoké.
La vision de Tante May :
" - Ray-mond, un' chanson! Ray-mond, un' chanson!
- Naaaaan! "
Quel con, ce Raymond.
ah ouiche!
Pour voir les graphismes z'en grand (et z'en apprécier toute la brutale finesse), z'il vous faudra vous rendre sur l'espace "Colors of Poulili".
faîtes pas comme si vous saviez pas où c'est, j'ai installé un raccourci dans colonne de droite, là.
à toutes, mes Belles.
ouiiii, tiniak. tu veux dire tekchoz à nos amies ?
à propos de Poulili, oui, ben c'est bien déjà, c'est le sujet, là oui-oui.
nnnn'allez, vas-y on t'écoute.
norbert tiniak, polète inégalé dans l'égarement :
- Regardez-moi c'travail!
- C'est pas du bouleau, c'est tout dans la citrouille!
- Ouais, elle fait dans le ciboulot.
- C'est plutôt culotté, chapeau.
- Et Dieu, dans tout ça ?
- Ben, n'ayant d'yeux pour personne, il déraisonne.
- Pas même pour une hawaïan rhapsodie ?
- Pas même, je vous dis.
- Et sinon, Evelyn Dumont... ?
- Oh! l'impie.
-...
-...
- C'est lapidaire.
- Ben, c'est pour ça : muse est.
- Lapidaire ?
- Ben ouaip!
- Bon, mais ça casse pas des briques, tout ça.
- C'est pour mieux faire le mur.
- Avec, au bout, la Cité, alors.
- Oui, en remontant à la source.
- Pour boire un coup ?
- Non, pour avoir droit de citer.
- Qui donc, Evelyn Dumont... ?
- Dure ville, voyons.
-...
-...
- Allons.
- Allez.
- Il faut passer.
- la larme à gauche ?
- ben non, l'alarme à l'oeil.
nnnd'accord, ça va pas mieux toi, hein.
ça ira comme ça les filles, on est d'accord ?
nnnd'accord.
hein ?
oui, tiniak, oui. "Dumont/Oh! l'impie", oui. on a compris, là oui-oui. et "Dumont/dure ville" aussi, oui. merci, oui. et oui, je vais ajouter l'image kiva navec, oui.
nnnn'allez, boujou.
pfiooou. si c'était pas mon mec, çui-là des fois...
11:17 Publié dans U may SURF | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : colors of poulili, ironie, série, graphisme
08.05.2008
code F : tome 3
Aoh non, les filles! ne laissez jamais dire que nous sommes de mauvaise foi. d'une, ce n'est pas juste (même si c'est parfois exact) ; de deux, on en connaît qui ferait mieux de se taire, sinon : on balance!
dans la leçon précédente, nous avons déjà vu pourquoi "il ne faut pas poser de lapin".
pour cette troisième leçon de choses de la vie intersexuelle, il nous faut aborder le délicat problème de la pomme de discorde ; où l'on verra que parfois, "le torchon brûle au milieu des serviettes". eeeet si. ça arrive.
la leçon d'aujourd'hui renvoie d'ailleurs à certaines notions abordées dans notre tome 1 : "toucher la femme". si, si, rappelez-vous ce qui tout concernait "notre moi-intérieur-si-particulier-tu-peux-pas-comprendre-mais-fais-un-effort". hein ? bon.

Que faire lors d'une prise de becs entre lui et notre moi-intérieur-incompris ?
car, mais oui, c'est inévitablement de cela qu'il s'agit.
POSTULAT : nous ne sommes point d'humeur ni de nature belliqueuses - ça s'saurait...
CONSTAT : ...et quand l'ambiance tourne vinaigre, quand bien même eussions-nous un peu poussé le bouchon pour en arriver là, c'est que l'autre (le poilu, le cher&tendre, le mecton, le doudou, etc.) a franchi la ligne à partir de laquelle notre moi-intérieur-si-particulier-voire-plus-haut a été bafoué dans sa dignité. en gros : IL est encore venu piétiner NOTRE zoli jardin avec SES grosses bottes d'occupant paradant sans retenue dans notre espace vital, lequel requiert quelques délicatesses - même chez les plus rudes d'entre nous. eeeet si. mais-si-mais-si-mais-si... c'est ainsi.
SITUATION PROBANTE : vous rentrez (dont ne sait où, on s'en tape, mais forcément de quelque part où vous aviez quelque chose à faire, hein - pas pour glander, c'est pas le genre de notre genre) et vous trouvez la vaisselle propre... dans le lave-vaisselle plein. bon, vous prenez sur vous (#1) comme d'habitude et vous dirigez vers l'étente à torchons. napu! vous prenez sur vous (#2) et ouvrez le placard pour rééquiper le stand d'un lot de torchons propres, et là... napu non plus!! vous prenez sur vous (#3) et demandez d'une voix flûtée que n'eût pas renié Judy GARLAND pioupioutant "Somewhere Over The Rainbow" à l'adresse de l'autre (ab***) :
VOUS, sucre et miel : - dis, chéri/ducon/chou/doudou/odieux hibou, tu les a rangés où les torchons ?
LUI, un rien agacé : - ben, avec les serviettes !
et là, ça démarre.
il faut dire aussi que vous êtes rentrée tard, ce soir. et que là, vraiment, ça fait un peu beaucoup pour la semaine (Coupe de France, nia nia). que même si vous n'avez pas encore recensé 1001 raisons de z'y dire "kassta pôv'con", il faut pas piétiner comme ça votre jardinet. eeet non.
CONSEQUENCE PREMIERE : la dispute enfle. s'y engouffrent pêle-mêle les "chui pas ta mère", "psycho-rigide", "les patins quand tu vas pisser", "tfasson, c'est jamais comme tu veux", "c'est pourtant pas compliqué" et autres "t'as raison, tiens!".
EFFETS COLATERAUX CONNUS :
- boudin sans pomme
- auberge du cul-tourné
- allumage de télé/chaîne hifi/i-pod avec casque
- sortie chez ses potes (à lui)
- appelage de ses potes (à elle)
- bris de quelque chose qu'avait rien demandé
- noeuds à l'estomac
- mauvais foie
MNW CONSEILLE :
1. si la technique dite de "l'auberge du cul-tourné" (aussi connue sous le vocable de "faire sa benoîte du 16ème" - Vaticancan 2008) produit des effets certains parce qu'elle parle directement à la partie la plus réceptive de notre partenaire masculin, il n'en reste pas moins, à moyen terme, que des noeuds à l'estomac et quelques mauvais foies puissent également en résulter. sachez donc en user avec modération.
2. il est vain d'imaginer pouvoir changer l'absence totale de vision que l'homme a sur notre profondeur intrinsèque [quoi, Monique ? non, on ne dit pas un train sèche, non] ; mieux vaut lui montrer où se rangent les torchons et où, les serviettes.
3. en période de renouvellement cyclique, il est vain de tenter toute conciliation ; d'abord nous n'y sommes guère disposées, ensuite, la technique dite de l'auberge du tintin-la-gaudriole est momentanément caduque.
4. enfin qu'est-ce que vous croyiez ? pouvoir faire comprendre à votre mec que chez nous, l'intérieur est un terme primordial, fondateur... un précepte, quoi. notre sexe est intérieur. d'où notre défiance de tout ce qui menace d'introduire la saleté du monde dans ce pré-requis moletonné et nickel-chrome dès le lever et avant de se coucher tant qu'à faire. cela ne fait pas de nous des "femmes d'intérieur", pas au sens où l'éducation macho souhaiterait nous enfermer en tout cas. certaines d'entre nous sont des bâtisseuses de nid, mais par éducation. en revanche, toutes, nous soucions de la propreté des choses et des êtres qui nous entourent. au sens propre (évidemment) comme au sens figuré (eeet ouiche! aussi).
je vous remercie de votre attention.
la prochaine fois : "surpriiise!"
à toutes, mes Belles.
12:35 Publié dans U may LEARN | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mnw lessons, tante may, pomme de discorde et mauvais foie, blablas de fille
03.05.2008
09:11... pôleil
Aoh non, les filles! moi, elles me font trop craquer les images de Poulili.
ben quoi!
dans sa série ironies, j'en ai trouvé une que j'ai un peu... détournée. pour rester dans le vif du sujet, quoi. 'oyez ?
naaa, méatt'teeends!
c'est trop grinçant...
12:56 Publié dans U may LAFF | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mayday-mayday, tell us about the boy from nyc, poulili
02.05.2008
le Pti Chardon Rouge sur la D924
Aoh non, les filles, il est tard.
'faut que je vous raconte une histoire. si.
(une hein - pas deux) et pi on va s'coucher.
ben quoi! c'est bien les histoires du soir. tsi hi.
nnn'ors wala :
C'est la nuit bientôt. le printemps, pas encore.
après avoir crevé, cherché un cric, pas trouvé, galéré le pouce levé, je décide de poursuivre à pied le long de la D924 qui devrait me ramener pas loin de chez moi ousskeu je vais me faire salement recevoir même si j'ai une bonne excuse. c'est pas le jour pour arriver en retard. y a des jours comme ça (selon la formule consacrée par Jeanne d'Arc, lors d'un fameux méchoui rouennais).
je fais pas cent mètres que je m'aperçois qu'une forêt a poussé de part et d'autre de ce trajet quotidien ousskil y en a pas d'habitude, j'en suis sûre, même : je pourrais le jurer (comme disait un grossier personnage dont je préfère taire le nom ici). ben là, une forêt. de celles qui ne poussent que dans des latitudes autrement plus nordiques que les monts de Vaucluse. dense, avec des arbres tellement hauts que les nuages font un écart pour ne pas s'éventrer dessus.
bon ben, j'avance, hein. suis pas en avance, moi.
je fais quand même un peu moinsse la maligne que quand il fallait lever le pouce, notez. c'est l'ambiance, aussi. le vent s'est levé. ça fait bruisser les arbres comme jamais. le bitume de la route prend un teinte bleue très contrastée. comme pour faire écho aux sombres nuages qui fusent, là-haut.
une tâche rouge sur le bas côté opposé, attire mon oeil. me pète à la rétine, oui. je sais pas pourquoi, je traverse. des fois, on sait pas pourquoi, hein ? et puis si.
"- moulllaaa! z'allez où comme ça, la p'tite dame ? fait une voix qu'a pas du tout l'accent de par chez nous, m'alors pas du tout. 'faut pas rester seule dans c'bois, hein ?"
(j'ai déjà vu ce film, non? je pense d'un coup)
un employé de la DDE, reconnaissable à son cône sur la tête, me fait signe d'approcher.
t'as raison! comment je retraverse vite fait, oui. dans mon dos, je l'entends qui s'éloigne en beuglant "Quoi, ma gueule ? Qu'est-ce qu'elle a ma gueeeule ?!" (ben, si tu veux mon avis, t'as de gros yeux trop gros).
"- ben alors, la poulette ? on s'est perdue dans la forêt , on a pas pris son petit pot de beurre ? c'est dommage ça. dôôômmage domaj-domaj-domaj..." fait une autre voix sortant du sous-bois devant moi.
UN LOUP!
'fin, je dis ça. 'fallait voir la bête. biscornue, avec un sourire salasse et vibrant de partout.
là, je me suis vue cuite. toute crue. pétrifiée, je ne fais plus un geste, plus un pas et pas un pet. je ferais bien un pti pipi dans ma culotte, mais j'ai peur de m'attirer encore plus d'ennuis de la part de mon gros velu d'en face. bouge pas lui non plus. ou à peine. il fouille la terre avec son museau. l'attend quoi ? le bus ?
eh ben oui! un bus arrive, embarque la bête qui en montant sur le marche-pied me lance... un petit chardon rouge.
rentrée à la maison, j'ai pas fait dans le détail. je suis allée droit aux toilettes, j'ai fait un grooos pipi réparateur. je me suis affalée sur le canapé. mon mec et mes gosses me regardaient, attendant sans doute une explication.
" - ...crevée! " j'ai dit. et je me suis réveillée.
23:30 Publié dans U may SURF | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : colors of poulili, graphisme, bébête qui monte, gratte gratte
MNW... MNW TV, over.
10:35 Publié dans U may WATCH | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mnw tv, mnw2, la baah!canal-télé de tante may sur over-blog
01.05.2008
bonne fête du travail (les filles)
08:51 Publié dans U may LAFF | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 1er mai, le travail c'est la santé, travailler plus pour moins dormir
30.04.2008
Les brèves de May
Aoh non, les filles! des fois, les plus courtes sont les meilleures. des fois.
et pour ne pas demeurer en reste (quand nos chers couillus lèvent le coude au bar avec leurs copains et leurs chopines), je vous propose quelques brèves à leur servir au comptoir. ça peut t'être utile, mon zinc. surtout quand il faut couper court à leurs tergiversations ou en placer une vite fait, pour trancher, tailler dans le vif, étonner, asséner notre vivacité d'esprit d'un coup bien senti. tsi hi.
cette page sera donc alimentée périodiquement de blagues baveuses (ben quoi... sans serviette), de sentences populaires, de maximes péremptoires et autres répliques superfétatoires.
si vous en avez en stock (mais courtes, hein), déposez-les en comm', je me chargerai de vous citer. MERCI DE PRECISER ce que vous buvez au bar...
bienvenues au "MNW Café". le rendez-vous des filles qui bavent plus vite que leur hombre.
à toutes, mes Belles.
c'est parti!
SUJET : JO 2008 en Chine.
" - mon avis sur la Chine ? toc. "
MNW : - Salut tritonear, kestubwa ?
tritonear : - (à compléter)
MNW : - nava ? kesstu racontes ?
tritonear : C'est deux martiens qui observent les terriens :
"Alors, vie intelligente ou non ? " demande soudainement l'un à l'autre .
"Ceux avec un cerveau, sûre !, mais ceux avec des testicules, je n'en suis pas sûre ! " répondit l'autre.
MNW : - mignaha, j'en bave sur mon zinc. prètes-moi ta soucoupe, tritonear.
MNW : - Salut à toi, Cattleya, kestu prends, pareil ?
Cattleya : - Pareil.
MNW : - nnnn'alors, kesstu racontes ?
Cattleya : - Bon alors la scène, moi à manger chez un couple d'amis... Elle: " - je crois que le chat n'aime pas sa litière...
Lui: - pourquoi?
Moi: - bah regarde, il arrête pas de chier dedans !"
MNW : - nnnn'awwè, m'en lasse pas de celle-là. tenkiou, La Catt'.
MNW : - et salll'luuut, Bessie Li! Ni hâo, ni hâo! un ptit alcool de riz ?
Bessie li : - mm'bof.
MNW : - oki, oki! bon, kesstu racontes ? encore un proverbe chinois ?
Bessie Li : - vi.
MNW : - bah, vas-y...
Bessie Li : "Si le boeuf ne connaissait pas la largeur de son derrière, il n'avalerait pas le noyau de l'abricot."
MNW : - c'est chinois, ça ? mougnooohoho! on dirait du vietnamien... 'fin bon, moi c'que j'en dis, c'est toi la spécialiste, hein. nnnn'allez, zib zoub, Bessie Li.
MNW : - nnnn'amè voici Fanny BERREBI ! alors, t'as toujours nos limiers à tes trousses ?
Fanny B. : - kèkon ceux-là! ça fait un bail que je suis rentrée qu'ils me cherchent encore, dis.
MNW : - tsi hi! bon kesskon t'offre ?
Fanny B. : - ben, c'que vous avez... de mieux.
MNW : - nnnn'aaala. bon kesstu racontes ? une 'tite maxime ?
Fanny B. : - bon. ben, comme tu le sais, May : "Coucher pour réussir, c'est toujours un bon moyen de coucher ".
MNW : - naaa'haha, ouaip... la fameuse! merci Fanny... oups, euh finis vite ton verre, voilà l'Admirable Nelson*.
11:02 Publié dans MNW café | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mnw café, brèves de comptoir, boire un petit coup c'est agréaaableu, humour
29.04.2008
pitin chui verte!
Aoh non, les filles, 'savez quoi ? les "toilettes pour dames" sont en pleins travaux de peinture. j'y ai mis une couche, verte donc.
ben quoi! c'est la Journée Verte, là bas. LR naturelle, si j'ose dire.
"PITIN CHUI VERTE!" s'appelle...
Tu parles d’une journée…
ça commence sur le chemin de l’école où je mène mes filles. nous sortons de la maison, des papiers gras sont collés sur la marche extérieure.
” - beeuark, maman! c’est dégueu', hein ? fait la grande."
” - bwèè! c’est pas bien de jeter les papiers par terre, hein maman ? ajoute la petite."
(soupir d’acquiescement maternel)
” - eeh non! bon-allez-on-y-va-les-filles. ” ...ben si, comme ça. sans commentaire quoi.
nous arrivons au triple feu rouge du boulevard, je commence à dire quelque chose quand le motard stoppé au second feu fait rugir son engin… à l’arrêt, hein.
(soupir d'impuissance)
bref, passons.
je récupère ma voiture pour me rendre au boulot. ’suis pressée parce qu’il faut d’abord que je passe à la pompe. disciplinée, je coupe le moteur dans la file d’attente des véhicules (bien la seule, en fait, mais bon… les petites rivières…).
une place se libère, je porte la main vers la clé de contact, et l’autre derrière : ” nuuut! nuut! nut nut! nuuuut!! ”
(soupir de mettage en mode zen)
progressons. d’une place, donc.
je coupe à nouveau le moteur - toujours bien la seule, tiens. un moment s’écoule - plutôt brève l’attente à la pompe depuis peu, z’avez remarqué ? j’anticipe le redémarrage, pas tant par égard pour l’autre excité là derrière, que pour ménager mes nerfs. quand le client raccroche son pistolet, je démarre. la voiture devant moi entame deux tours de roues et déjà : ” nuuut! nuut! nut nut! nuuuut!! ” fait l’autre-derrière.
(soupir d’agacement)
je prends tout mon temps pour me servir, avec quelques petits coups d’oeil éxagérément indifférents vers l’autre-***-là-derrière. il fulmine, je le vois bien. il agite ses mains sur le volant. se mord les lèvres.
m’en fous! ’suis en retard, mais m’en fous. je fais la vacancière.
j’arrive au boulot. ouverture de boîte aux lettres. et ben, ça loupe pas, encore une corbeille à papier de papiers à jeter avant d’avoir seulement commencé la journée.
quelques temps plus tard, je quitte mon bureau pour chercher un dossier à l’étage. je suis seule encore. j’arrive à la doc’ et là, paf! le plafonnier est resté allumé. toute la nuit, oui.
(soupir de grognon)
je sais qui a quitté la pièce en dernier, hier. toujours la même qu’oublie toujours la même lumière. en plus, du coup, étant la directrice, je m’en veux de n’avoir pas fait le tour du centre avant de fermer.
(soupir de culpabilisation)
pause déjeuner.
au milieu du cliqueti des portables de mes jeunes collègues, je bois mon café. quand j’ai fini, je me lève pour aller poser ma tasse dans le coin vaisselle. j’y trouve le robinet en train de couler. et à fort débit encore - je disais quoi déjà à propos des rivières ?
là, je pousse une gueulante! j’interjecte à la volée, sans viser personne en particulier.
(soupir d’exaspération)
je retourne à mon bureau. le bac “brouillons” sous l’imprimante déborde. j’en prends la moitié et fais le tour des espaces pour en dispatcher dans les bacs à dessin. je jette un coup d’oeil dans chacun d’eux et constate que de nombreuses ébauches ont été faites sur du papier vierge. gâchis manifeste par flemme d’aller cherhcer du “brouillon” en renfort - ‘faut bien faire trois mètres cinquante pour y accéder!
(soupir de découragement)
je rentre à la maison.
chouette, mon mec n’a pas oublié de faire le ravitaillement. nous déballons. déballons. déballons. 100 litres d’emballages, pour un plein de courses.
” - t’y vas ?
” - oui-oui, j’y vais ” …au container situé de l’autre côté du boulevard et à son exacte extrêmité opposée.
j’entends mon mec pester dans l’entrée.
” - et merde, il pleut des cordes! ”
(soupir de compassion)
quand j’y pense, c’est moi qui suis un véritable danger pour la planète.
ben quoi!
ben si!
quand on y réfléchit : c’est une misère tous ces soupirs lâchés durant la journée ; autant de CO2 qu’on ne pourra jamais traiter…
sinon, j'avais aussi laissé ça et ça sur "Ladies Room Green My Life", si des fois que "mon avis sur la Chine en un seul mot" ou qu'un petit "Hymne à la Joie planétaire" vous tentent.
à toutes, mes Belles!
May Grin.
10:40 Publié dans U may 68 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ça gaze, vertes vallées de désolation programmée, l'espoir est noir, ladiesroom






















May first!