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11.04.2008
Les Cops des Savanes
D’aucuns décrivent fréquemment le monde comme une jungle. Il est bien trop aride, tout asséché qu’il est par son avidité. La jungle est verte et féconde, pas le monde – ça se saurait ! Une savane, une steppe le dessineraient bien mieux à mes yeux.
May Nat suis, et mon persiflage peut se faire plus sombre que mon propre plumage. L’aigle le sait qui, dans une certaine mesure, me craint pour ce que je suis capable de détourner de lui ses aiglons insatiables. C’est pourquoi je ne suis pas inquiète en prenant mon envol vers des cieux désertés par Eole ou toute autre figure de mythologie, et planer à l’envi.
C’est ainsi qu’il me fut donné d’apercevoir sur la terre appauvrie une bande de hyènes aux gloussements inouïs. Des hauteurs où je me prélassais, satisfaite de ma personne et de sa volontaire solitude, je perçus de ce troupeau le babil sans vergogne et la franche attitude.
D’entre elles, deux me virent qui tendaient leurs museaux vers le vide du ciel (y cherchant je ne sais quoi, qu’elles cherchent encore, sans doute). Elles m’invitèrent, moi l’oiseau ; proie facile ? Du tout ! Le vent avait porté jusqu'à elles mon bagout ; c'était bien une invite à me joindre à leur concert, tour à tour fielleux, jouissif, dérivatif... très communic'actif.
Je fus vite adoptée par la bande. Quelques mots avaient suffit à notre plein accord.
"- Savane ? me sonda-t-on.
- Et toi, comment va ton matelas ?"
L’affaire était bouclée, la messe dite, l’esprit entendu. Il suffit d’une foi, d'un esprit farfelu.
Le groupe se définissant comme une épidémie, c’est précisément cet esprit conquérant, résolu dans sa légèreté, anodin dans sa profondeur, qui eut raison de mes préventions envers l’instinct grégaire.
La plupart de ses membres s’était rebaptisée avec des noms de miasmes et autres infections – dont les humains devraient se méfier encore plus que d’eux-mêmes !
Nos yeux aveugles (nous le sommes toutes et tous, n’est-ce pas, sur la toile ?) voyaient la même chose à travers les mirages de ce monde-image : une triste savane.
Nos bouches volubiles se délectaient des mêmes nectars, puisés à la source du plaisir des mots – qui peuvent et savent dire le meilleur et le pire, sans plier ni
Nos esprits connectés convergeant sur ce terrain en friche, j’y retourne souvent claquer quelques neurones. Dévalant des nuées qui longent le vieux Rhône, je retourne à la niche, juste le temps d’avoir, dans le temps de le dire, encore quelque espoir en l’avenir.
C'est sur Epidemik point i-you que vous trouverez la bande.
Soyez tout de même à jour de vos vaccins, je vous le recommande.
à toutes, mes Belles
09:29 Publié dans U may SURF | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : epidemik, instinct grégaire et croisière en solitaire, rencontres du troisième flip




















Commentaires
May Nat, en lisant tes articles dans ladies je me suis dit que tu t'étais trompée de porte ! j'aime bien ta façon d'être "décalée" !
Je suis désolée de la tournure que ça a pris dans Epidemik.
Vous aimant toutes les deux, je ne prends pas partie...
toujours Coupines ?
Ecrit par : helene | 11.04.2008
Clarence soutient May Nat.
FREE le mainate !!!!!
Clarence, qui aime bien les hyènes aussi ! Mon côté MOF !
PS: J'suis pas bigleux !!!!!! Groumphhhhffffff !
Ecrit par : Clarence Boddicker | 11.04.2008
RoroMay dit : no problemo, Kim'chou, Clarence'bigouzou.
euh, pour tiniak, on va laisser refroidir...
vous savez comment c'est les mecs.
je crois qu'il va nous pondre un truc sur son blog et pi wala.
(en même temps, ça me conforte dans mon espace à moi)
j'vous bise!
Ecrit par : May Nat | 11.04.2008
eeeuh, chou.
je crois que tu vas avoir une mauvaise surprise, là.
May Nat censurée sur Epide(R)miK!
si!
mwof!
maintenant que tu es bien (ba)lancée, s'en tape, non ?
pi t'es bien entourée, on dirait.
moi, je te réserve mes "tsi hi". pour ici. je joue plus, quoi. pas ailleurs en tout cas.
j'irai voir nos hyènes favorites, voir si ça colle. embrasse-les pour moi si tu les chopes avant.
(nous, on se voit toujours dimanche, hein ?)
luvluv Queen-May-rit, niakniak niaks U.
Ecrit par : tiniak | 12.04.2008
wouaouuu... quel beau texte ! moi, l'éléphante, je me joins à votre cui cui... vous pouvez venir vous poser sur mon dos tanné par les intempéries, les sécheresses, les attaques des prédateurs (hyènes, lionnes, souris... en mâle de destruction...), j'aime le chant des may nat...
Ecrit par : Lucia Mel | 12.04.2008
Les May Nat peuvent même se poser sur le cuir et la crinière du lion bigleux. C'est pas beau, cette esprit de tolérance ?
Clarence, out of Africa.
Ecrit par : Clarence Boddicker | 12.04.2008
Aoh non, tous ces témoignages d'intérêts nous vont droit au (hem, quelle heure est-il ?)... ouèèè, vous savez, quoi.
Ach, zi nous zédions richeu, nous vous zoffririons üne groizière zür un Love-Boat. L'Arche de MNW z'appelerait...
Ach, Quatsch!
wenn ich ein Junge wär' !
Ecrit par : MNW love-team | 13.04.2008
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