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29.04.2008

pitin chui verte!

1344043429.jpgAoh non, les filles, 'savez quoi ? les "toilettes pour dames" sont en pleins travaux de peinture. j'y ai mis une couche, verte donc.
ben quoi! c'est la Journée Verte, là bas. LR naturelle, si j'ose dire.

"PITIN CHUI VERTE!" s'appelle...

 

 

Tu parles d’une journée…

ça commence sur le chemin de l’école où je mène mes filles. nous sortons de la maison, des papiers gras sont collés sur la marche extérieure.

” - beeuark, maman! c’est dégueu', hein ? fait la grande."
” - bwèè! c’est pas bien de jeter les papiers par terre, hein  maman ? ajoute la petite."

(soupir d’acquiescement maternel)

” - eeh non! bon-allez-on-y-va-les-filles. ” ...ben si, comme ça. sans commentaire quoi.

nous arrivons au triple feu rouge du boulevard, je commence à dire quelque chose quand le motard stoppé au second feu fait rugir son engin… à l’arrêt, hein.

(soupir d'impuissance) 
bref, passons.

je récupère ma voiture pour me rendre au boulot. ’suis pressée parce qu’il faut d’abord que je passe à la pompe. disciplinée, je coupe le moteur dans la file d’attente des véhicules (bien la seule, en fait, mais bon… les petites rivières…).
une place se libère, je porte la main vers la clé de contact, et l’autre derrière : ” nuuut! nuut! nut nut! nuuuut!! ”

(soupir de mettage en mode zen)
progressons. d’une place, donc.

je coupe à nouveau le moteur - toujours bien la seule, tiens. un moment s’écoule - plutôt brève l’attente à la pompe depuis peu, z’avez remarqué ? j’anticipe le redémarrage, pas tant par égard pour l’autre excité là derrière, que pour ménager mes nerfs. quand le client raccroche son pistolet, je démarre. la voiture devant moi entame deux tours de roues et déjà : ” nuuut! nuut! nut nut! nuuuut!! ” fait l’autre-derrière.

(soupir d’agacement)

je prends tout mon temps pour me servir, avec quelques petits coups d’oeil éxagérément indifférents vers l’autre-***-là-derrière. il fulmine, je le vois bien. il agite ses mains sur le volant. se mord les lèvres.
m’en fous! ’suis en retard, mais m’en fous. je fais la vacancière.
j’arrive au boulot. ouverture de boîte aux lettres. et ben, ça loupe pas, encore une corbeille à papier de papiers à jeter avant d’avoir seulement commencé la journée.
quelques temps plus tard, je quitte mon bureau pour chercher un dossier à l’étage. je suis seule encore. j’arrive à la doc’ et là, paf! le plafonnier est resté allumé. toute la nuit, oui.

(soupir de grognon)

je sais qui a quitté la pièce en dernier, hier. toujours la même qu’oublie toujours la même lumière. en plus, du coup, étant la directrice, je m’en veux de n’avoir pas fait le tour du centre avant de fermer.

(soupir de culpabilisation)

pause déjeuner.
au milieu du cliqueti des portables de mes jeunes collègues, je bois mon café. quand j’ai fini, je me lève pour aller poser ma tasse dans le coin vaisselle. j’y trouve le robinet en train de couler. et à fort débit encore - je disais quoi déjà à propos des rivières ?
là, je pousse une gueulante! j’interjecte à la volée, sans viser personne en particulier.

(soupir d’exaspération)

je retourne à mon bureau. le bac “brouillons” sous l’imprimante déborde. j’en prends la moitié et fais le tour des espaces pour en dispatcher dans les bacs à dessin. je jette un coup d’oeil dans chacun d’eux et constate que de nombreuses ébauches ont été faites sur du papier vierge. gâchis manifeste par flemme d’aller cherhcer du “brouillon” en renfort - ‘faut bien faire trois mètres cinquante pour y accéder!

(soupir de découragement)
je rentre à la maison.

chouette, mon mec n’a pas oublié de faire le ravitaillement. nous déballons. déballons. déballons. 100 litres d’emballages, pour un plein de courses.

” - t’y vas ?
” - oui-oui, j’y vais ” …au container situé de l’autre côté du boulevard et à son exacte extrêmité opposée.
j’entends mon mec pester dans l’entrée.
” - et merde, il pleut des cordes! ”

(soupir de compassion)

quand j’y pense, c’est moi qui suis un véritable danger pour la planète.

ben quoi!
ben si!

quand on y réfléchit : c’est une misère tous ces soupirs lâchés durant la journée ; autant de CO2 qu’on ne pourra jamais traiter…

 

sinon, j'avais aussi laissé ça et ça sur "Ladies Room Green My Life", si des fois que "mon avis sur la Chine en un seul mot" ou qu'un petit "Hymne à la Joie planétaire" vous tentent. 

à toutes, mes Belles!

May Grin.

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Commentaires

The green Hornet.
Très beau billet.
Concernant le papier à dessin, je m'insurge on ne peut pas faire un dessin à côté d'un autre, c'est pas le même univers. Imagine si l'autre en cinq coup de feutres dans tous les sens a voulu dessiner un immeuble et que toi t'as envie de dessiner l'espace intersidéral, t'as pas envie de te retrouver avec un immeuble dans ta galaxie. Non ! non ! 'faut une feuille bien blanche. De toute façon, y'a qu'à acheter du papier recyclé.
bisous

Ecrit par : ctoileblog | 30.04.2008

@c-toilehouf : Ménaaaaaaaaan, le papier qui nous sert de brouillon, il est utilisé que d'un côté. ça fait que tu prends le verso pour faire ta galaxie. pfff!

Ecrit par : @c-toilehouf | 30.04.2008

haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan mais on voit à travers !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! c toi le verso

Ecrit par : ctoileblog | 30.04.2008

nnnn'aaaaaaah! on s'en fout, c'est que du brouilloooooon! c toi l'ébauche

Ecrit par : May kwaaaa | 01.05.2008

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